• Le sous-titrage

    Le sous-titrageRécemment j'ai fait une formation en sous-titrage qui a été une vraie découverte. Combien de fois nous critiquons le sous-titrage d'un film lorsque ce qui est écrit ne correspond pas exactement à ce qu'a été dit ? Mais, comme tout dans la vie, les critiques faciles sont faites par ceux qui ne connaissent ou ne reconnaissent pas les difficultés d'un travail réalisé. Mieux nous connaissons un sujet déterminé, plus nous sommes tolérants et compréhensifs envers celui qui s'est trompé ou a commis une faute. C'est la même chose pour le sous-titrage. Lorsque l'on connaît les contraintes et les limitations de sa mise en oeuvre, la suppression d'un mot ou l'échange d'un terme par un autre s'impose comme un besoin et non une faute.  

    Le sous-titrage serait, sous certains aspects, à l'opposé de ce que j'ai l'habitude de faire lorsque je rédige un texte académique ou je fais une traduction scientifique. Je recherche alors des termes plutôt complexes et sophistiqués pour une certaine élégance dans la forme. Pour les traductions, j'essaie de garder le texte traduit dans le même niveau de complexité que le texte source. D'après ce que j'ai appris dans cette formation, le sous-titreur, au contraire, doit être succin pour que le temps du texte écrit corresponde à celui du texte parlé, étant donné que le temps de lecture du spectateur est plus court. Il doit aussi simplifier au maximum car le but, ici, serait d'élargir le public au plus grand nombre : plus le public ciblé est important, plus grande est l'hétérogénéité sociale, économique et, par conséquent, la compréhensibilité. Ainsi, le sous-titreur doit chercher des expressions ou des mots courts, simples et directs ayant, évidemment, le même sens que celui du texte original. Le mot-clé du sous-titrage, différemment de la traduction, c'est "concision". Le sous-titrage doit respecter des marquages, des segmentations et tout une série de limitations qui, heureusement, n'existent pas dans la traduction. Tout est bien chronométré et délimité. 

    Pour résumer mes impressions, je dirais que le sous-titrage est un métier à part entière, même s'il reste proche de la traduction sur quelques aspects, en particulier dans la nécéssité de transmettre des significations d'un émetteur à un (ou plusieurs) récepteurs.

    J'ai adoré et beaucoup appris. 

     

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